Slow photography

Slow photography, éloge de la lenteur

Peut-on assumer de travailler lentement, sur la durée mais dans une certaine gestion calme du temps qui file ? En tous cas, je porte cette approche en étendard. Je mets en avant ma douce torpeur photographique, mon économie de déclenchements. Ma démarche photographique est lente, basée sur la durée et l'échange. Pas par fainéantise mais parce que je m'attache à ne pas survoler, je choisis de dévoiler plutôt que zapper.

 

A tout faire, je préfère le faire sans pression en prenant le temps de bien le faire. Choisir son cadrage, attendre sa lumière, échanger avec son sujet, savoir ne pas déclencher fait partie de mes besoins photographiques. Un luxe que de prendre le temps dans un monde en perpétuel contre la montre ! C'est vrai, ce luxe je me l'accorde car je suis meilleur en endurance qu'en contre la montre. J'ai appris la photographie en argentique avec une économie de déclenchement, le plaisir de garder ses films au frigo puis de les développer plus tard. De faire des planches-contact, de sélectionner une image et de soigner un tirage. J'essaie de recréer ce mouvement en numérique en travaillant de la même façon mes fichiers bruts.

 

En matière d'introduction à mon nouveau carnet de bord, je vous invite donc dans mon monde fait de lenteur mais qui sait également d'adapter à un bref instant de fulgurance. Plus tard je vous parlerai de démarche, de matériel, d'approche mais si jamais vous constatez que je cède aux sirènes de l'instantanéité irréfléchie, rappelez moi à la raison.

 

Bienvenue dans le monde de la slow photography qui flotte, qui glisse lentement pour aller loin. Le but n'est pas le plus important, il faut savoir apprécier le chemin.