Les projets cyclo de l'été

L'été est pour moi l'occasion de mettre en route des projets un peu idiots que je souhaite réaliser.  Donc au long d'une semaine OFF fin août, je compte prendre à revers la raison et faire quelques idioties :

  • Le col de Marie-Blanque depuis Pau en partant vers 17h et retour par Oloron (environ 90 km et 1200 D+)
  • Les cols d'Aubisque et du Soulor depuis Pau en partant vers 17h également. Cela va impliquer de monter les cols à la tombée de la nuit et de revenir vers 1h maxi sur Pau (environ 120 km et 2200 D+)
  • Les vallées d'Aspe et Ossau en mettant un pied en Espagne. Départ de Pau vers 4h, Oloron Ste Marie, col du Somport, Jaca, Biescas, col du Pourtalet et retout par la vallée d'Ossau (environ 245 km et 3500 D+)

Pour ces sorties, un éclairage puissant est indispensable.

 

Ces sottises sont juste en préparation et dépendront de la météo. Je le ferai seul (ah les bienfaits de la solitude) ou en petit comité si quelqu'un veut me suivre tranquillement.

 

Si vous êtes intéressés pour me suivre, un petit mail ou un message Facebook. Le rythme sera tranquille, pas de pression.

 

En attendant je pars en Espagne, dans la Navarre, une dizaine de jours. Mon vélo sera pas loin de moi dans un coin de la tente !

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Rouler à jeun à vélo

Cet article n'a pas de vocation scientifique ou diététique mais est un retour d'expérience sur ma pratique habituelle.

 

La vie d’un jeune père de famille est faite de compromis. Il est parfois des moments où l’on ne peut pas rouler quand on le souhaite et autant de temps qu'on en rêve. Il est donc nécessaire d’aménager son planning pour y caser les sorties cyclo. Si j’ai la chance de me déplacer uniquement à vélo au quotidien, les longs moments en selle sont nécessaires. Le compromis trouvé a donc été de me lever tôt deux à trois fois par semaine pour aller rouler de nuit et à jeun. Je me couche assez tôt le soir et cela n'ampute pas mon sommeil.

 

Rigoureux comme un clerc de notaire du siècle dernier, dans un premier temps, je souhaite vous présenter mon retour d'expérience sur le fait de rouler à jeun. Je vous présenterai la joie de rouler de nuit dans un article suivant.

 

Ces sorties, au départ, semblent étranges à planifier mais ces moments solitaires sont devenus indispensables. Je me lève donc vers 5h30 en ayant pris soin de préparer sur la table mes affaires. Mon parcours a souvent été planifié mentalement le soir précédent en m’endormant. J’alterne les sorties de plaine et les sorties avec du dénivelé. Les sorties en endurance à jeun, me concernant sont héritées de ma pratique de la course à pied afin de m'affûter. Selon différentes études, faire de l’endurance à jeun augmente les effets bénéfiques de l'activité physique. Il est nécessaire de veiller à rouler en deça de ses capacités pour rester en endurance. La pratique  permet de « taper » plus aisément dans ses réserves de graisses car elles vont servir de carburant. En outre, l’organisme « apprenant » à utiliser les graisses il apprend plus vite à augmenter ses capacités d’endurance. Pratiquer un sport d’endurance à jeun nécessite tout de même un niveau d’endurance correct. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant et fonctionnez selon votre ressenti. Je ne le fais en aucun cas dans un objectif sportif mais en vue de préparer mes sorties longues plus conséquentes et pour m’entretenir physiquement. N’aimant pas souffrir, je trouve que faire les même parcours en souffrant peu me permet de plus profiter de ces moments.

 

Ces séances sont en général courtes. Je roule environ deux heures à une allure correcte mais sans forcer. Le « shoot » d’endorphines se fait ressentir beaucoup plus vite et ces moments sont source de grand plaisir. Au-delà d’un article sur le sport d’endurance à jeun et ses bienfaits, je souhaitais partager avec vous le plaisir et l’intérêt que j’y trouve. Ce deux heures à jeun ressemblent parfois dans les sensations et le bien-être à quatre heures habituellement.

 

La conclusion des sorties à jeun est de mettre un terme à ce jeûne avec un bon petit déjeuner et un gros apport en hydratation en vous rappelant bien sûr que pour rouler à jeun il est indispensable comme pour toute sortie vélo de prendre de l'eau et de boire régulièrement.

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Découvrir les cols des Pyrénées Occidentales : L'AUBISQUE & LE SOULOR par Laruns

L'Aubisque et le Soulor sont des cols qui font rêver tous les cyclotouristes. Je vous propose de vous y attaquer tranquillement sans pression. De toutes façon si vous luttez vous ne gagnerez pas !

 

Départ donc Laruns à 520 m, pour aller au sommet de ce titan qui vous toise : le col d'Aubisque à 1.709 m. Le profil est simple, on se met en jambes avec des pentes à 6 % jusqu'au village de Eaux-Bonnes pendant quatre kilomètres, puis c'est une pente incessante de près de 8,5 % de moyenne jusqu'au bout pendant douze kilomètres sans répit avec des passages à plus de 10 %. Donc jusqu'au Eaux-Bonnes, on  se cale tranquillement. Bien que très réduit le village des Eaux Bonnes vous offre la possibilité d'un café près des Thermes. Après un café ou deux, on attaque les choses sérieuses. Dès la sortie du village un passage à près de 15 % sur quelques centaines de mètres va vous rappeler les lois de l'apesanteur. Le paysage devient grandiose : minéral, végétal, silencieux ! Le paravalanche de Gourette vous donne une vue sur la station de ski. Vous y arrivez calmement sans pression. Il ne reste plus qu'un peu moins de cinq kilomètres. Selon comment vous avez abordé les précédents ils seront éprouvants. Au détour d'un virage apparaît le restaurant des crêtes blanches. Tous les kilomètres une borne vous indique la distance restante puis le pourcentage moyen à venir. Enfin, vous voila au sommet face au panneau routier de la D918 où se font photographier tous les valeureux cyclos. Un restaurant en haut du col pour une pause bien méritée.

 

Ne faites pas demi-tour bon sang ! Après l'Aubisque il reste le col du Soulor avec en point d'orgue un endroit majestueux : le cirque du litor. Tout cyclo devrait avoir roulé sur le cirque de Litor que je considère comme la plus belle portion de montagne des Pyrénées. En faux plat descendant cette portion est trop courte ! Deux derniers kilomètres de montée pour atteindre le col du Soulor qui seront une formalité. Selon votre point de départ vous reviendrez sur vos pas ou ce sera la descente sur Ferrières, puis la vallée jusqu'à Asson ou Argeles-Gazost face à vous pour traverser les Pyrénées, soyons fous !

 

Pour l'anecdote l'image qui illustre cet article est un cyclo en panique qui à quelques kilomètres de la fin se voyait faire demi-tour épuisé par la pente et délaissé par ses lâches compagnons de route. Je l'ai accompagné jusqu'au sommet tranquillement en m'arrêtant souvent pour faire des photos. J'écrirai plus tard sur la façon d'aborder tranquillement et avec humilité un col de montagne.

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Découvrir les cols des Pyrénées Occidentales : LE POURTALET

Le col du Pourtalet est une porte vers l'Espagne depuis le Béarn. Une route essentielle où filent les véhicules pour économiser quelques euros sur leurs fumigènes et l'alcool qui va aider à soigner leur vie. Mais le col du Pourtalet ce n'est pas qu'une longue route pour errer dans des ventas sans âme. C'est un passage frontalier à 1794 mètres d'altitude qui permet de relier par la montagne les deux pays voisins.

 

Le col du Pourtalet est un géant des Pyrénées. Il va être nécessaire de grimper un peu plus de 1300 mètres de dénivelés sur une trentaine de kilomètres. Ces pentes sont donc plus douces que pour d'autres cols Pyrénéens mais la difficulté réside dans sa longueur. Ce col est à mes yeux à scinder en deux parties. La première entre Laruns et Gabas sans trop de difficultés avec de nombreux passages forestiers. Une fois le pic du midi d'ossau en vue et Gabas passé le col est plus difficile du fait des quinze premiers kilomètres et des successions de pentes douces et fortes. Passé le barage du lac de Fabrèges il y a une succession de paravalanches puis le cirque d'Aneou et enfin l'arrivée au col du Pourtalet.

 

Ce col est doux et poétique sans jamais être agressif. Si vous savez ne pas attaquer durant les quinze premiers kilomètres il sera une formalité et vous n'aurez plus qu'à apprécier le spectacle. Véritable col toutes saisons il est ouvert toute l'année du fait du passage vers l'Espagne. Son ascension en début de saison avec des murs des neige sur les dix derniers kilomètres sera alors inoubliable. A la saison chaude il est très différent, presque plus rude mais toujours aussi beau.

 

Incontournable col du Béarn il n'est pas aussi prestigieux que l'Aubisque ou le Soulor mais en plus d'être un enchantement il permet de découvrir quelques pics incontournables et de relier aisément l'Espagne depuis la vallée d'Ossau.

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Ma monture

Monture : "Bête sur laquelle on monte pour se faire porter ; cheval de selle." (Larousse)

 

J'aime que mon matériel soit beau, fonctionnel et qu'il s'adapte à ma philosophie. Pour aller photographier partout et me déplacer librement il me fallait un outil, une sorte de BATMOBILE.

 

MA REGULIERE comme je l'appelle est une randonneuse en 650b faite à la main par un artisan. Un bel acier SUPER VITUS, une superbe transmission en Shimano Ultegra. La classe qui me permet de flâner et de rouler de façon assez sportive également. Elle a la portance d'une CARAVELLE quand sans effort elle glisse sur la route.

 

Comparer un vélo à une monture, quelle drôle d'idée ! J'assume pleinement cette comparaison car ma bicyclette est à mes yeux ce moyen de transport doux qui me porte dans ma ville ou à l'autre bout de la terre. Tel un cow-boy des temps modernes avec son cheval fidèle je pars conquérir le territoire dans la lenteur et parfois avec fureur mais toujours en souplesse. Elle me fait ressembler parfois à Charles Ingalls le héros de LA PETITE MAISON DANS LA PRARIE mais c'est mon côté cow-boy qui ressort. Tracer la route librement et à belle allure, quel bonheur ! Aller à deux pas, prévoir une virée dans le Béarn ou partir plusieurs jours devient un moment de plaisir et de liberté.

 

Enfin, pourquoi donner un nom à son vélo. Si l'on parle d'un objet complètement impersonnel, en effet cela relève de la psychiatrie. Mais dans ce cas là on parle de la bicyclette qui me permet de voyager au quotidien.

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