Rouler à jeun à vélo

Cet article n'a pas de vocation scientifique ou diététique mais est un retour d'expérience sur ma pratique habituelle.

 

La vie d’un jeune père de famille est faite de compromis. Il est parfois des moments où l’on ne peut pas rouler quand on le souhaite et autant de temps qu'on en rêve. Il est donc nécessaire d’aménager son planning pour y caser les sorties cyclo. Si j’ai la chance de me déplacer uniquement à vélo au quotidien, les longs moments en selle sont nécessaires. Le compromis trouvé a donc été de me lever tôt deux à trois fois par semaine pour aller rouler de nuit et à jeun. Je me couche assez tôt le soir et cela n'ampute pas mon sommeil.

 

Rigoureux comme un clerc de notaire du siècle dernier, dans un premier temps, je souhaite vous présenter mon retour d'expérience sur le fait de rouler à jeun. Je vous présenterai la joie de rouler de nuit dans un article suivant.

 

Ces sorties, au départ, semblent étranges à planifier mais ces moments solitaires sont devenus indispensables. Je me lève donc vers 5h30 en ayant pris soin de préparer sur la table mes affaires. Mon parcours a souvent été planifié mentalement le soir précédent en m’endormant. J’alterne les sorties de plaine et les sorties avec du dénivelé. Les sorties en endurance à jeun, me concernant sont héritées de ma pratique de la course à pied afin de m'affûter. Selon différentes études, faire de l’endurance à jeun augmente les effets bénéfiques de l'activité physique. Il est nécessaire de veiller à rouler en deça de ses capacités pour rester en endurance. La pratique  permet de « taper » plus aisément dans ses réserves de graisses car elles vont servir de carburant. En outre, l’organisme « apprenant » à utiliser les graisses il apprend plus vite à augmenter ses capacités d’endurance. Pratiquer un sport d’endurance à jeun nécessite tout de même un niveau d’endurance correct. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant et fonctionnez selon votre ressenti. Je ne le fais en aucun cas dans un objectif sportif mais en vue de préparer mes sorties longues plus conséquentes et pour m’entretenir physiquement. N’aimant pas souffrir, je trouve que faire les même parcours en souffrant peu me permet de plus profiter de ces moments.

 

Ces séances sont en général courtes. Je roule environ deux heures à une allure correcte mais sans forcer. Le « shoot » d’endorphines se fait ressentir beaucoup plus vite et ces moments sont source de grand plaisir. Au-delà d’un article sur le sport d’endurance à jeun et ses bienfaits, je souhaitais partager avec vous le plaisir et l’intérêt que j’y trouve. Ce deux heures à jeun ressemblent parfois dans les sensations et le bien-être à quatre heures habituellement.

 

La conclusion des sorties à jeun est de mettre un terme à ce jeûne avec un bon petit déjeuner et un gros apport en hydratation en vous rappelant bien sûr que pour rouler à jeun il est indispensable comme pour toute sortie vélo de prendre de l'eau et de boire régulièrement.

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